Le Divorce


Explications


Air de la chanson :

« Ah! le petit vin blanc »composé par Charles Borel en  1943, air populaire de musique musette dont les paroles de J. Dréjac sont assez grivoises, sinon sexistes. Créée lors d’une des périodes les plus sombres de la seconde guerre mondiale, elle fut beaucoup chantée à la Libération devenant ainsi un symbole de fête champêtre à Nogent , au bord de la Marne.

Paroles :

Paroles écrites dans les années 70 (en 1974 ou pour le 1er mai 1977, dates ou eurent lieu des manif contre le travail domestique, à Paris). C’est  un groupe féministe de Paris sans doute, qui voulait dénoncer la servitude et les illusions du mariage comme la double journée des femmes. Ces féministes ne voulaient elles pas aussi signifier, peut être indirectement , le risque que les fêtes bien « arrosées » puissent se terminer par quelques « troussages de cotillon » (selon l’expression traditionnelle) mais que cela, les femmes ne le toléreraient plus ? Les VR ont continué à détourner la chanson d’origine en ajoutant un couplet en 2009, pour avertir qu’en dépit des luttes engagées et de quelques victoires, l’égalité réelle n’était pas encore acquise.

Le Divorce

Sur l’air du Petit vin blanc, paroles des années 70

Les femmes se regroupent,
Les femmes s’organisent
Contre leur oppression,
Leur surexploitation :
Plus de rôles secondaires,
Fini de toujours se taire,
D’être seulement bonne à faire
Les mouflets,
Le ménage,
La vaisselle,
La cuisine ;
Enfin tout, pour servir ces Messieurs !

Quand on a vingt ans, on souhaite ardemment :
Un beau mariage.
On dit gentiment : « oui », au prétendant
Qui nous met en cage.
Et les promesses,
Les serments d’amour,
Se transforment en tristesse,
En vie de tous les jours.
Et les caresses,
Les plus longs discours,
Se transforment en bassesses,
En silences lourds.


Sur l’air du Petit vin blanc, années 70, revue en 2009 par les Voix Rebelles

Les femmes se regroupent,
Les femmes s’organisent
Contre leur oppression,
Leur surexploitation :
Plus de rôles secondaires,
Fini de toujours se taire,
D’être seulement bonne à faire
Les mouflets,
Le ménage,
La vaisselle,
La cuisine ;
Enfin tout, pour servir ces Messieurs !

Quand on a vingt ans, on souhaite ardemment
Un beau mariage.
On dit gentiment : « oui », au prétendant
Qui nous met en cage.
Et les promesses,
Les serments d’amour
Se transforment en tristesse,
En vie de tous les jours.
Et les caresses,
Les plus longs discours,
Se transforment en bassesses,
En silences lourds.

Maintenant, à vingt ans, on pense souvent
Qu’on a tout gagné.
On peut travailler, on peut divorcer,
Y a la parité,
Choisir d’être mère,
Ou bien d’avorter.
Cela n’empêche pas
Des femmes d’être battues
Muettes, ignorées,
Dévalorisées.
C’est ça qu’on appelle
notre égalité.

Ahhh, ce ne sera plus pareil
Tant qu’il y aura du soleil
Pour les femmes qui osent et qui luttent
Plus de moufflets,
Plus de ménage,
Plus de vaisselle,
Plus de cuisine ;
Et plus rien pour servir ces messieurs!

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